Yann
Optimiser son Argent

Mon portefeuille ETF : composition et stratégie

Je partage la composition réelle de mon portefeuille ETF chez BoursoBank, ma logique de répartition et mon retour d'expérience après environ 2 ans de DCA — sans chiffres inventés.

Yann C.··7 min de lecture
Portefeuille ETF diversifié — composition après environ 2 ans de DCA

En bref

Tu veux la version condensée ? La voilà :

  • Enveloppe : PEA ouvert chez BoursoBank
  • Stratégie : DCA de 200 €/mois, automatique, sans market timing
  • Composition : 4 ETF — MSCI World (ligne principale), marchés émergents, Europe 600, tech US
  • Durée : environ 2 ans d'investissement
  • Performance : en positif — la stratégie fonctionne, je ne publie pas les chiffres exacts
  • Arbitrages effectués : aucun — buy and hold strict

Avertissement important : ce qui suit est un partage d'expérience personnelle. Je ne suis pas conseiller financier. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.


Pourquoi je partage mon portefeuille

Vue d'ensemble d'un portefeuille ETF diversifié sur interface de courtier
Partager sa composition réelle — pas une simulation — c'est ce qui manque dans la plupart des articles sur les ETF.

Beaucoup d'articles sur les ETF parlent de stratégies théoriques, de simulations sur 30 ans, de portefeuilles "optimaux" construits a posteriori. C'est utile, mais ça ne répond pas à la vraie question du débutant : à quoi ressemble un vrai portefeuille, dans la vraie vie, avec les vrais aléas ?

J'ai décidé de publier ma composition réelle pour deux raisons.

Raison 1 : la transparence aide les débutants. Quand j'ai commencé, j'aurais aimé voir un portefeuille concret, pas seulement lire des principes généraux. Voir que quelqu'un a commencé avec 200 €/mois, a traversé une période de volatilité sans vendre, et se retrouve en positif après 2 ans — ça parle plus qu'une courbe simulée.

Raison 2 : montrer que la simplicité fonctionne. Mon portefeuille n'est pas sophistiqué. Quatre ETF, un PEA, un virement mensuel. Pas de rééquilibrage actif, pas d'options, pas de trading. Et pourtant, ça marche.

Y
Mon avis

Partager ses finances, même partiellement, reste un exercice délicat en France. On n'en parle pas à table, on n'en parle pas au travail. Je choisis de partager ma composition sans entrer dans les chiffres exacts de performance — parce que chaque situation est différente et que je ne veux pas que quelqu'un reproduise aveuglément mon allocation en se basant sur "Yann a fait X % en 2 ans".


Ma composition actuelle

Graphique de performance d'un portefeuille ETF diversifié
Une composition délibérément diversifiée : monde développé, émergents, Europe et tech US.

Mon portefeuille repose sur 4 ETF, tous éligibles PEA, tous à réplication synthétique ou physique selon l'émetteur.

ETFÉmetteurExposition
iShares MSCI World Swap PEA ETFBlackRock / iSharesMonde développé (~1 500 entreprises, 23 pays)
Amundi PEA Emerging Markets MSCIAmundiMarchés émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.)
BNP Easy Stoxx Europe 600 ETF Euro CBNP ParibasEurope (600 plus grandes capitalisations)
Lyxor/Amundi US IT ETF CAmundi (ex-Lyxor)Tech américaine (secteur IT du S&P 500)

L'iShares MSCI World Swap PEA — la ligne principale

C'est ma position centrale. Le MSCI World réplique les ~1 500 plus grandes entreprises des pays développés. Sa composition approximative :

  • États-Unis : ~70 %
  • Japon : ~6 %
  • Royaume-Uni : ~4 %
  • France, Allemagne, Canada, Suisse, Australie : ~20 % combinés

C'est la diversification maximale accessible via un seul produit éligible PEA. C'est la colonne vertébrale du portefeuille — la part la plus importante de mes versements mensuels y va.

L'Amundi PEA Emerging Markets MSCI — la poche émergents

Les marchés émergents (Chine, Inde, Brésil, Taïwan, Corée du Sud...) représentent une part croissante de l'économie mondiale. Ils sont absents du MSCI World, qui ne couvre que les pays développés. Cette ligne vient compléter l'exposition géographique.

Oui, c'est une poche plus volatile. C'est assumé : sur un horizon de 15+ ans, je considère cette diversification pertinente.

Le BNP Easy Stoxx Europe 600 — la poche Europe

Le MSCI World contient déjà de l'Europe, mais dans une proportion que je trouve sous-représentée par rapport au poids économique réel du continent. L'ETF Stoxx Europe 600 de BNP Paribas couvre les 600 plus grandes capitalisations européennes (France, Allemagne, Suisse, Pays-Bas, etc.).

C'est une surpondération consciente de l'Europe — un choix discutable, mais cohérent avec l'idée d'un investisseur européen qui veut limiter le biais trop américain.

Le Lyxor/Amundi US IT ETF — la poche tech US

C'est la poche la plus "satellite" du portefeuille : une exposition ciblée sur le secteur technologique américain (les géants comme Apple, Microsoft, Nvidia, Alphabet, Meta...).

Ce n'est pas de la gestion active : je ne tourne pas ces positions, je les achète régulièrement via DCA comme le reste. Mais c'est clairement une conviction sectorielle assumée.

Ce que je n'ai pas inclus

J'ai délibérément exclu plusieurs catégories :

  • Obligations : avec un horizon de 15-20 ans et une capacité à tolérer la volatilité, les obligations n'avaient pas de sens pour moi à ce stade.
  • Or / matières premières : je ne crois pas à l'utilité pratique de ces actifs dans un portefeuille de long terme piloté en DCA.
  • Small caps : elles peuvent améliorer le rendement théorique sur le long terme, mais ajoutent de la complexité. Pas pour une première étape.

Ma stratégie

Analyse des données de performance d'un portefeuille ETF
200 €/mois, tous les mois, sans réfléchir à ce que fait le marché — c'est toute la stratégie.

Le DCA à 200 €/mois

Chaque mois, 200 € partent automatiquement de mon compte courant vers mon PEA BoursoBank. Le virement est programmé en début de mois, juste après mon salaire.

Je répartis ensuite le versement entre mes 4 lignes, avec une allocation plus forte sur le MSCI World. Une fois les fonds disponibles sur le PEA, je passe les ordres. Ça me prend quelques minutes. Je ne rate jamais un mois.

Le buy and hold strict

Depuis l'ouverture du PEA, je n'ai jamais vendu une seule part. Pas lors des corrections, pas lors des épisodes de volatilité qui ont ponctué les marchés en 2024 et 2025.

La règle que je me suis fixée : je n'ouvre l'app BoursoBank que pour passer mes ordres mensuels. Pas pour "surveiller" la performance quotidienne. Cette décision a été la meilleure que j'aie prise — elle supprime le biais émotionnel à la racine.

Le compte PEA chez BoursoBank

J'ai ouvert mon PEA chez BoursoBank. C'est une banque en ligne complète — la gestion du PEA se fait directement dans l'app, sans avoir besoin d'un outil ou d'un compte séparé. Pour quelqu'un qui veut centraliser ses finances au même endroit, c'est un avantage pratique non négligeable.

Si tu veux en savoir plus sur le PEA en général, j'ai un guide complet sur les ETF pour débutant qui couvre aussi le choix de l'enveloppe fiscale.


Performance depuis le début

Objectif liberté financière — épargne et investissement sur le long terme
Après environ 2 ans de DCA régulier, le portefeuille est en positif — la stratégie fonctionne.

Je ne publie pas mes chiffres exacts de performance. Ce n'est pas par opacité : c'est parce que je considère que partager un pourcentage précis sur 2 ans sans contexte complet peut induire en erreur.

Ce que je peux dire :

  • Le portefeuille est en positif après environ 2 ans d'investissement.
  • La stratégie DCA fonctionne : investir régulièrement, sans chercher à timer le marché, produit des résultats visibles sur cette période.
  • Le contexte de marché a été globalement favorable en 2024 et 2025, tirés notamment par la tech américaine. Ma poche US IT a bénéficié de ce vent favorable.
  • Je n'ai jamais vendu, même lors des épisodes de volatilité — et c'est probablement ce qui contribue le plus à la performance.

Ce que ça m'a appris

Ce qui me frappe le plus après 2 ans, c'est que la discipline compte plus que l'allocation exacte. N'importe quelle répartition raisonnable entre ces 4 ETF, appliquée régulièrement sans panique, aurait produit un résultat similaire.

La vraie difficulté de l'investissement passif, ce n'est pas de choisir les bons ETF. C'est de ne pas toucher au portefeuille quand les marchés vacillent.


Ce que je changerais

Après 2 ans, avec le recul, voici ce que je ferais différemment si je recommençais.

J'aurais ouvert mon PEA plus tôt. Le compteur des 5 ans pour l'exonération fiscale démarre à l'ouverture, pas au premier versement. Même avec 0 € dedans, ouvrir son PEA le plus tôt possible est la première bonne décision à prendre.

J'aurais automatisé les ordres. Aujourd'hui, je passe encore mes ordres manuellement chaque mois. J'aurais adoré avoir une automatisation complète dès le départ — ça évite les oublis et supprime la friction.

Je n'aurais pas regardé les performances le premier mois. Quand le portefeuille a affiché rouge après quelques semaines, j'ai eu un moment de doute. J'ai continué — mais si j'avais fermé l'app et attendu 6 mois avant de regarder pour la première fois, j'aurais économisé beaucoup d'énergie émotionnelle.

J'aurais peut-être simplifié la poche satellite. La poche tech US (Lyxor/Amundi US IT) crée une surpondération des États-Unis que j'aurais pu obtenir autrement. Avec le recul, 3 lignes au lieu de 4 auraient suffi. Mais c'est un détail : l'essentiel est d'avoir commencé.

Y
Mon avis

Ce que je retiens le plus de ces 2 ans : la stratégie compte moins que la discipline. N'importe quelle allocation raisonnable aurait produit une bonne performance si elle était appliquée de façon régulière et sans panique. Ce qui différencie les investisseurs qui réussissent, c'est moins leur allocation que leur capacité à ne pas toucher à leur portefeuille quand les marchés vacillent.


FAQ

Questions fréquentes

BoursoBank propose un PEA intégré dans son application bancaire principale. Pour quelqu'un qui y a déjà son compte courant, c'est pratique de tout gérer au même endroit. Les frais sont compétitifs et l'interface est claire. Ce n'est pas forcément le moins cher du marché en valeur absolue — des courtiers comme Bourse Direct sont encore plus bas sur les commissions — mais c'est un bon équilibre entre fonctionnalités, prix et simplicité.

C'est le montant que j'ai choisi en évaluant mon budget : ce que je peux investir sans que ça n'impacte mon niveau de vie ni mon épargne de précaution. Le "bon" montant DCA, c'est celui qu'on peut maintenir indéfiniment sans se mettre en difficulté. Mieux vaut 100 €/mois qu'on tient sur 20 ans que 400 €/mois qu'on arrête au bout de 6 mois après une dépense imprévue.

Un seul ETF MSCI World serait parfaitement valide — c'est même ce que je recommanderais à quelqu'un qui commence. Mes 4 lignes reflètent des convictions personnelles : surpondérer les émergents, l'Europe, et la tech US par rapport au poids "naturel" du MSCI World. C'est discutable, et je l'assume. L'important, c'est d'avoir une logique claire et de s'y tenir.

Partager un chiffre de performance sur 2 ans sans le contexte complet (date d'entrée précise, répartition exacte des versements, cours d'achat de chaque ligne...) peut induire en erreur. Les marchés sont cycliques : si j'avais commencé 6 mois plus tôt ou plus tard, le chiffre serait différent. Ce qui compte, c'est que la stratégie est en positif et que je la maintiens. Le reste relève de ma vie privée.

Elle est plus volatile et plus concentrée que les autres lignes — c'est un fait. Mais c'est une poche satellite, pas la base du portefeuille. La majorité des versements vont sur le MSCI World, qui est largement diversifié. La poche tech US ajoute une conviction sectorielle sans déséquilibrer l'ensemble. C'est un choix assumé, pas une erreur de construction.

Je n'ai pas de date cible précise. Mon horizon est de 15-20 ans minimum. Je n'ai pas besoin de cet argent à court terme. L'idée est de laisser les intérêts composés travailler le plus longtemps possible, puis d'utiliser ce capital pour une liberté financière progressive — réduire mon temps de travail, financer des projets, ou simplement avoir le choix.

Le PEA n'est qu'une enveloppe d'investissement — il n'a pas de carte bancaire, pas de virement sortant quotidien. Tu y verses de l'argent, tu achètes des ETF, et tu oublies. La seule contrainte importante : tout retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan. Après 5 ans, tu peux faire des retraits partiels sans clore le PEA — seule la partie retirée est fiscalisée (18,6 % de prélèvements sociaux).

Pas tout à fait, parce que je recommanderais à un débutant de faire plus simple encore : 100 % MSCI World, un seul ETF. Mes 4 lignes reflètent des choix personnels qui ajoutent de la complexité sans être indispensables. Si quelqu'un me demande par où commencer, je lui dis : ouvre un PEA chez BoursoBank ou un courtier équivalent, achète un ETF MSCI World tous les mois, n'y touche pas pendant 15 ans. C'est tout ce dont on a besoin. Le détail est dans mon guide ETF pour débutant.


Conclusion

Mon portefeuille ETF n'est pas le plus sophistiqué qui soit. C'est volontaire.

Quatre ETF, 200 €/mois, pas de vente, pas de market timing. Après environ 2 ans : le portefeuille est en positif, la stratégie fonctionne, et je n'ai pas de raison de changer quoi que ce soit.

Ce que ces 2 ans m'ont appris, c'est que la stratégie la plus importante est celle qu'on arrive à tenir dans la durée. Pas la plus optimisée sur papier, mais celle qui résiste à la volatilité des marchés, aux tentations de "profiter" d'une correction, et aux moments de doute.

Si tu es à la réflexion sur comment commencer, le guide ETF pour débutant couvre tout ce dont tu as besoin : PEA, choix de l'ETF, stratégie DCA, et les erreurs à éviter.

Et si tu as d'autres sources de revenus — activité indépendante, micro-entreprise — l'article sur la fiscalité micro-entrepreneur et salarié t'aidera à ne pas te faire surprendre lors de la déclaration.

Rappel : ce partage reflète mon expérience personnelle. Je ne suis pas conseiller financier. Les ETF comportent un risque de perte en capital. Avant d'investir, vérifie que la stratégie correspond à ta situation et à ta tolérance au risque.

Article mis à jour en mars 2026.

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